[Bilan] Juin 2018

Après une petite pause, me voilà de retour ! Après quelques temps à vide en terme de lecture, j’ai repris un rythme assez soutenue puisque j’ai lu au mois de juin 5 livres, dont 3 romans1 bande-dessinée, et 1 essai. Cela me fait donc un total de 2 040 pages ! Parmis ces cinq livres, aucun ne m’a déçus !

 

Le prince et la couturière, Jen Weng

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« Le prince Sébastien cherche sa future femme, ou plutôt, ses parents lui cherchent une épouse… De son côté, Sébastien est trop occupé à garder son identité secrète à l’abri des regards indiscrets. La nuit, il revêt les tenues les plus folles et part conquérir Paris sous les atours de l’époustouflante Lady Crystallia, l’icône de mode la plus courue de toute la capitale !
Sébastien a une arme secrète : sa couturière, Francès, une des deux seules personnes à connaître son secret, et sa meilleure amie. Mais Francès rêve de s’accomplir par elle-même, et rester au service du prince lui promet une vie dans l’ombre… pour toujours. Combien de temps Francès supportera?t-elle de vivre dans le boudoir de Sébastien en mettant ses rêves de côté ? »

Le prince et la couturière est une bande-dessinée qui a beaucoup tournée sur internet ces derniers mois. Elle a été encensé et non sans raison ! C’est un ouvrage léger mais aborde des thèmes importants. Le ton est bienveillant , les couleurs douces : une vrai lecture doudou !

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[Chronique] Le carnaval des vampires – Olivier Barde-Cabuçon

Cette année encore les éditions Actes Sud ont eu la gentillesse de m’envoyer le septième tome des aventures du commissaire aux morts étranges et de son acolytes le moine hérétique. Après avoir dû fuir Paris, nous retrouvons nos deux compères à Venise. Aider de la jeune Violetta, ils devront faire face à des événements (apparemment) surnaturels, à de vieilles rancœurs mais aussi à des fantômes venus tout droit du passé.

 

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[Bilan] Avril 2018

Mais ne serait-ce pas le mois de mai qui pointe le bout de son nez par hasard ? Avec les beaux jours et la fin des examens, c’est aussi l’heure du bilan du mois d’avril. Il y a eu peu d’activité sur le blog, et j’ai vraiment très peu lu mais il y a eu de très chouettes choses autour des livres et de la lecture ! On y va ?

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On commence tout de suite avec mes lectures. Avec la fin du semestre et les partiels, je n’ai quasiment pas eu le temps de lire mais toutes mes lectures furent des coups de cœurs !

Les enquêtes du commissaire aux morts étranges 7/ : Le carnaval des vampires, de Olivier Barde-Cabuçon

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Le 1er mars est sortie le septième volet des enquêtes de notre commissaire aux morts étranges et notre moine hérétiques préférés, et les éditions Actes Sud ont encore eu la gentillesse de m’envoyer un exemplaire. Cette fois-ci, j’ai vraiment pris le temps de déguster et d’attendre un peu pour commencer ma lecture, et franchement, ça en valait vraiment le coup !! On retrouve tout ce qui fait un bon Barde-Cabuçon : une atmosphère sombre et gothique, des personnages à la fois attachants et complexes, une intrigue qui tient en haleine… J’ai vraiment hâte de vous en parler dans une prochaine chronique !

Gagner la guerre, de Jean-Philippe Jaworski

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Pendant mes révisions, je n’avais pas la tête à lire (ni le temps d’ailleurs) mais j’avais vraiment besoin de me vider la tête de temps en temps. Je me suis laissé tenter par l’audiobook de Gagner la guerre. J’avais déjà lu ce livre l’été dernier, je savais donc que c’était une valeur sur. Cette relecture à confirmer mon coup de cœur, et je peux vous dire que cette longue (36 heures tout de même !) version audio rend ce roman encore meilleur ! Jean-Christophe Lebert est un excellent acteur et sa voix correspond parfaitement à Benvenuto Gesufal. J’aimerai vraiment vous parler de ce livre mais je voudrait le faire de manière un peu plus original qu’une chronique… J’espère pouvoir le faire bientôt !!

 

Evénements livresques

 

Si je n’ai pas beaucoup lu, j’ai tout de même fait pas mal de chose autour du livre en avril ! Premièrement, tout le long de l’année scolaire 2017/2018, j’ai fait partie du jury du Prix Caméléon, un prix littéraire organisé par l’université Lyon 3 Jean Moulin et qui récompense un roman étrangé traduit et son traducteur (ce qui est tout de même assez rare). Cette année, c’était la Corée qui était à l’honneur. Les grands gagnants ont été Tak-Wan Kim (l’auteur) et Yeong-hee Lim (sa traductrice) pour Les romans meurtriers aux éditions Picquiers (je vous en parlais dans le bilan du mois de novembre 2017). Nous avons eu la chance début avril de les rencontrer lors de la remise du prix. C’était vraiment intéressant de rencontrer à la fois l’auteur et la traductrice, et d’avoir leur points de vue.

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Tak-wan Kim (gauche) & Yeong-hee Lim (droite)

Du 6 au 8 avril, c’était les Quais du Polar à Lyon, l’un des plus grands festivals consacré à la littérature noire de France. A cette occasion, tous plein de conférences étaient organisées. En temps normal, je ne prend pas le temps de m’y rendre, mais cette année, il y avait une nocturne au Musée des Beaux-Arts autour du lien entre art et criminologie, avec notamment une intervention de Christos Markogiannakis. J’ai vraiment trouvé cela intéressant d’aborder l’art sous cet angle. La peinture notamment est remplie de meutres, et d’actes violents, il y aurait de quoi écrire des pages et des pages !

Enfin, le lendemain, petite journée au festival entre amies pour farfouiller sur les stands des libraires (indépendants !) présents à la recherche de la petite pépite. C’est aussi l’occasion de rencontrer les auteurices pour la première fois pour certains (Luca di Fulvio est vraiment adorable, et aussi farfelue que le laisse penser ses livres) et de revoir les habitués (Olivier Barde-Cabuçon est toujours fidèle au poste, et toujours aussi intéressant à écouter) (et je suis un peu beaucoup heureuse qu’il se souvienne de moi d’une année sur l’autre ><).

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Les Quais du Polar, Bourse du Travail, Lyon

 

Et vous, qu’avez vous lu en avril ?

 

 

 

 

[Quais du Polar] Lectures noires

Aujourd’hui vendredi 6 avril 2018 débute le festival de littérature noire de Lyon : les Quais du Polar ! Comme chaque année depuis 5 ans (!!), je l’attend avec impatience. C’est l’occasion de découvrir de nouveaux auteurices, mais aussi de revoir les habitués. Cette année, le festival nous emmène sous le soleil italien avec la présence de nombreux écrivains et écrivaines italiens. C’est l’occasion de rappeler que la littérature noire n’est pas réservée à la France, aux pays anglo-saxons et nordique, et qu’elle est d’une très grande diversité ! Pour l’évènement, j’avais envie de vous préparer une petite sélection de polars et autres thrillers que j’ai aimé et qui sortent de l’ordinaire !

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[Bilan] Mars 2018

Nous sommes (déjà) en avril, il est donc temps de faire un petit point sur le mois qui vient de s’écouler ! Ce ne fut pas un mois brillant en nombre de lecture mais il le fut en terme de qualité, puisque qu’il n’y a eu que des coups de cœurs ! Au programme donc : de la fantasy historique, du jeunesse et de l’historique/policier !

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[FeminiBook] Mémoires d’une jeune fille rangée – Simone de Beauvoir

Je vous retrouve aujourd’hui avec un article un peu spécial puisque ce moi-ci, je participe au FeminiBooks ! Le FeminiBooks est projet lancé par Opalyne pour parler de féminisme à travers le prisme de la littérature (que se soit un essai, un roman, une bande-dessiné, …) et cela pendant un mois.  Et à cette occasion, la blogo et Booktube s’associe et je partage donc aujourd’hui la vedette avec Pilalire qui vous présente une sélection de BD qui revisitent les grandes figures féminines des légendes et mythologie. Hier, Jeannot se livre et Brainshadows avaient la parole et demain se sera au tour de Boon’n’cook et de Boitamo

Vous pouvez retrouvez tout l’événement FeminiBook sur sa page Facebook ou sur Twitter !!

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Pour ma première participation au Femini-Book, j’avais envie de vous parler d’un ouvrage qui m’a particulièrement marqué lors de mes années de lycée : les Mémoires d’une jeune fille rangée de Simone de Beauvoir.

Simone de Beauvoir est une autrice surtout connue pour son essai féministe Le Deuxième Sexe et pour son implication dans le mouvement féministe dans les années 70. Pourtant, elle fut une romancière prolifique et une mémorialiste.

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Elle publia ainsi six livres qui prennent appuis sur sa vie. La rédaction de ses mémoires commence dans les années 50 avec la parution en 1958 des Mémoires d’une jeune fille rangée, et jusqu’en 1981, 5 ans avant sa mort. Dans la vie de Simone de Beauvoir, son activité de mémorialiste fut essentielle car l’autobiographie répondait à deux désirs fondamentaux : le désir de vivre et le désir d’écrire. Son autobiographie est donc la somme de ses désirs, spécialement dans les Mémoires où la volonté de se souvenir est omniprésente.

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[Chronique] Royaume de vent et de colères – Jean-Laurent Del Soccoro

Royaumes de vent et de colères est le premier roman de Jean-Laurent Del Soccoro. Publier il y seulement trois ans, j’ai eu étonnamment beaucoup de mal à le trouver en librairie.  Alors quand je l’ai enfin croisé en rayon, je n’ai pas hésité ! J’en attendais beaucoup de ce livre et de cet auteur, et je dois dire que je n’ai pas été déçus ! Je vous invite donc à me suivre à travers le dédale de Marseille où souffle un mistral brûlant !

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Le mot de l’éditeur

1596. Deux ans avant l’édit de Nantes qui met fin aux guerres de Religion, Marseille la catholique s’oppose à Henri IV, l’ancien protestant. Une rébellion, une indépendance que ne peut tolérer le roi. À La Roue de Fortune se croisent des passés que l’on cherche à fuir et des avenirs incertains : un chevalier usé et reconverti, une vieille femme qui dirige la guilde des assassins, un couple de magiciens amoureux et en fuite, et la patronne, ancienne mercenaire qui s’essaie à un métier sans arme. Les pions sont en place. Le mistral se lève. La pièce peut commencer.

 

« Depuis les toits, je regarde Marseille, ses rues étroites et sa foule qui grouille sur ses places puantes. Notre royaume de boue et de misère. »

Nous sommes en 1596, les Guerres de Religion sont sur le point de prendre fin . Henri IV reconquiert petit à petit son royaume face à la Ligue catholique qui refuse de voir un prince protestant, même convertie, monter sur le trône de France. Marseille est le dernier bastion de cette résistance, et a fait sécession du reste du royaume et à proclamer la République. Dans cette ville en état de siège, se forme un huit clos chaud et étouffant où ce croise cinq êtres totalement différents mais dont la colère les rapproche…

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[Bilan] Février 2017

Février fut encore un petit mois de lecture assez laborieux, avec une assez grosse déception, et pas de véritable coup de cœur malgré une petite pépite qui vaux tout de même le détour. En ce qui concerne le #ReadingClassicChallenge, ce ne fut pas un franc succès, puisque je n’ai pas terminé le livre du mois (mais il n’est pas abandonné !). J’ai donc lu 5 livres, dont 4 romans et 1 BD pour un total de 2 253 pages. Je ne vais pas m’étendre plus longtemps et je vous laisse avec mes lectures du mois !

 

Le disparu de l’Hôtel-Dieu, de Eric Fouassier

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Je vous en est déjà parler il y a quelques jours ici, il y a quelques jours. Ce fut une lecture qui s’est très vite révélé problématique… L’idée de départ est vraiment pas mal mais tout est insipides et peu développés ce qui m’a empêché de ressentir quoi que se soit. Le gros problème de ce livre c’est la manière dont la femme est traité : on a ici un parfait exemple de sexisme ordinaire… C’est assez diffus mais suffisamment présent pour que cela me gêne. De plus, rien, ni l’intrigue, ni les autres personnages, ni l’écriture, n’a su relever le niveau…

 

Les Marvels, de Brian Selznick

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Une petite pépite ! J’avais déjà lu Hugo Cabret du même et cela avait déjà était un jolie lecture. Les Marvels est une très belle histoire avec des personnages attachants , un univers onirique, de jolies illustration… Ce livre fut une très agréable surprise, et j’ai même versé une petite larme à la toute fin !

 

Les  manteaux de gloire, de Sébastien de Castell

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Un très bon roman de fantasy ! Classique, parfois convenus, mais tous cela fait avec énormément de nuances et une pointe d’humour. Des personnages attachants, à la Dumas, et des retournements à foison pour nous tenir en haleine ont fait que ce livre fut une agréable surprise !!!

 

Mystère rue des Saint-Pères, de Claude Izner

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Une histoire sympathique bien que l’intrigue soit longue à démarrer, le personnage principale agaçant, et la reconstruction historique peu vraisemblable…

 

Le joueur de flûte de Hamelin, de Jay Asher & Jessica Freeburg

 

Du côté du blog :

 

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[Chronique] Le disparu de l’Hôtel-Dieu – Eric Fouassier

Le disparu de l’Hôtel-Dieu faisait partie de la rentrée littéraire de janvier de JC Lattès, et la couverture comme le résumé m’intriguait assez. Je ne m’attendais pas à un coup de cœur, mais pas non plus à être déçus à ce point. Il est extrêmement rare que je me trouve face à des romans avec des thèmes problématiques car je lis pas mal d’avis avant mon achat, ce qui m’évite de nombreuses déconvenue mais ici, je n’ai pas pu y échapper. Très vite, de nombreux détails dans la manière d’aborder la description de la femme, et malheureusement le reste de l’ouvrage n’a pas réussi à sauver ce roman.

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Résumé de l’éditeur :

Juin 1515, des hommes vêtus de noir pénètrent, la nuit, dans l’Hôtel-Dieu de Paris et n’hésitent pas à semer plusieurs cadavres derrière eux pour s’emparer d’un mystérieux médaillon. Le jeune Etienne, un enfant intrépide d’une douzaine d’années, hérite par hasard du pendentif. Pris pour cible, il doit se jeter dans la Seine pour échapper à ses poursuivants. Ce qu’il ignore, c’est que le fameux médaillon est en fait une clé permettant de décrypter un code secret vénitien. A la veille de la nouvelle campagne d’Italie projetée par François 1er, sa possession revêt une importance stratégique capitale.
Pour retrouver Étienne, son fils unique, Héloïse Sanglar, femme-apothicaire, doit mener sa propre enquête et se mêler aux affrontements souterrains qui opposent les espions des deux camps. Finalement, en désespoir de cause, elle n’aura d’autre choix que de faire appel au chevalier Bayard, son ancien amour, qu’elle n’a pas revu depuis plus de douze ans. Tous deux devront se joindre aux troupes françaises en route pour l’Italie, où la belle Héloïse aura de multiples occasions d’exercer son art auprès des soldats blessés.
Alternant les chapitres consacrés aux mésaventures du jeune Etienne et ceux dédiés à la quête d’Héloïse et Bayard, le livre est construit comme une montée crescendo qui culmine avec les retrouvailles des trois héros sur le fameux champ de bataille de Marignan. Disparition de cadavres, enlèvements, vol de documents, trahisons, assassinats, guet-apens, poursuites, batailles rangées, joutes amoureuses, les rebondissements sont multiples

« La peur et l’amour sont deux compagnons inséparables. Ils ne vont jamais l’un sans l’autre, car s’éprendre d’un autre être, c’est se condamner à le perdre un jour. Aimer réclame foi et oubli de soi-même. »

Le disparu de l’Hôtel-Dieu est le troisième et dernier volet d’une trilogie suivant les aventures d’Héloïse, jeune et très (très) belle femme apothicaire, et du chevalier Bayard, quintessence du preux chevalier de la Renaissance. Je n’ai pas lu les premiers tomes, mais cela ne m’a absolument pas empêcher de me plonger dans l’histoire dés le début.

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[Chronique] Le Moine et le Singe-roi – Olivier Barde-Cabuçon

On ne présente plus Olivier Barde-Cabuçon sur ce blog ! Cela fait un certain nombre d’années que je suis avec attention et plaisirs ses publications. Aujourd’hui, je reviens vous parler du sixième tome de sa saga Les enquêtes du commissaire aux morts étranges. Avec Le Moine et le Singe-Roi, Olivier Barde-Cabuçon s’affirme vraiment avec ses personnages et signe un tome d’une nouvelle ampleur !

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Résumé de l’éditeur :

Dans les jardins si carrés de Versailles, tout va de travers. Au milieu de l’enchevêtrement d’allées et de statues moralisatrices du labyrinthe qui orne le plus beau jardin du monde, un horrible meurtre est commis. Un précurseur de Jack l’Éventreur sévit-il sous les fenêtres de Louis XV, le Singe-roi ? Stupéfaite, la cour semble attendre la prochaine victime comme un poulet son égorgeur. Parmi les suspects, rien de moins que le premier chirurgien du roi, un peintre de la cour et la tenancière d’une maison d’un genre bien particulier où les relations habituelles entre hommes et femmes son inversées. Gangrené, Ver sailles semble devenu le royaume de transgressions des interdits.
Dans cette nouvelle enquête du commissaire aux morts étranges, jamais encore les rapports de force n’avaient été aussi exacerbés et l’autorité autant remise en question. Faut-il se soumettre, se démettre ou se révolter ? Le chevalier de Volnay sait qu’il n’a pas le droit à l’erreur, tandis que, tout excité, le moine semble considérer les jardins de Versailles comme un nouveau terrain de jeu.
La tension est extrême, les deux enquêteurs abordent la plus périlleuse et la plus fascinante de leurs mission alors que, dans les jardins, le danger rôde partout et surgit souvent de là on l’attend le moins

« Le roi, ses ministres et sa cour me remplissent de dégoût, reprit-il d’une voix tendue. La prospérité de quelques-uns repose sur la misère de beaucoup. La croissance économique profite avant tout aux accapareurs de richesses. L’ouvrage ne manque pas mais n’enrichit pas les humbles. On ne pense ici qu’à comploter, manipuler, se gaver et forniquer. Et, quand je vois le triste état de notre pays, mon dégoût se change en fureur. »

Le défi dans une saga , c’est d’être constant dans la qualité. Avec Les enquêtes du commissaire aux morts étranges, il y a eu des hauts et des bas mais cela a toujours été un plaisirs de retrouver le chevalier de Volnay et le moine hérétique, ainsi que cette ambiance si particulière que Olivier Barde-Cabuçon a su construire au fil des pages. Avec ce tome-là, Barde-Cabuçon a mis l’accent sur le développement de ses personnages et s’est vraiment réussi. Ainsi, il poursuit la lente évolution entamée à la fin de Tuez qui vous voulez, nuançant avec brio ses protagonistes. L’auteur aurait pu facilement tombé dans le cliché ou s’enliser dans une routine. Mais non ! Barde-Cabuçon continue de nous surprendre !

Dans Humeur noire à Venise, l’auteur avez introduit deux personnages féminins, Flavia et Violetta, qui m’avaient particulièrement enchanté et qui avaient fait souffler un vent de fraîcheur sur la saga. Ici, il reprend d’anciens personnages qui m’avaient parfois parus un peu terne ou décrite de manière maladroite, pour en faire . A travers les personnages d’Hélène, de l’Écureuil et de Delphine, il introduit une certaine forme de féminisme. Certes, il peut etre un peu maladroit parfois, mais la volonté est bien là. Si j’ai su apprécié Hélène (sûrement le plus complexe des personnages de la saga) et l’Écureuil (touchante dans sa sensibilité et a qui Barde-Cabuçon fait la part belle), le personnage de Delphine de Marcillac m’a particulièrement impressionné. Delphine est une femme à qui la vie n’a rien épargnée mais qui a su retourner la situation à son avantage. A nos yeux de lecteurs, elle reste très mystérieuse et elle mériterait vraiment d’avoir son propre roman !

« – A son arrivée à Versailles, elle a vite compris la place qu’elle occupait dans l’humanité : même pas un strapontin ! […] Et voilà que du jour au lendemain, elle se retrouve avec à ses pieds des hommes de pouvoir et d’argent qui n’auraient la veille pas tourné la tête à son passage […].

– Et l’ordre social s’inverse… Le maître devient esclave et l’esclave prend sa place. »

 

Comme vous l’aurez sûrement compris, l’auteur a su développer et nuancer ses personnages (notamment féminin), ce qui n’était pas forcément le cas dans les premiers tomes. L’intrigue n’est pas en reste en terme de qualité, elle aussi. Contrairement à ce que j’avais pu reprocher aux livres précédents, l’intrigue et l’enquête policière est beaucoup plus travaillée, plus fine qu’elle ne la jamais été auparavant. Tout le monde est soupçonné, chaque indice est disposé avec soins… C’est un véritable plaisir de retrouvé un vrai enquête policière avec un dénouement aussi… Surprenant !

Pourtant, malgré ses très nombreuses qualités, l’intrigue policière s’efface progressivement (tout en restant suffisamment présente) pour laisser place à des problématiques plus historiques. Ces enjeux sont intimement liés à l’évolution et au vécus de nos personnages qui voient peu à peu leur monde s’effriter. Petit à petit, à travers le vécu de tous nos personnages, apparaît en filigrane les fêlures d’un monde déjà obsolète, pourrie jusqu’à la moelle et prêt de s’effondrer. Avec Le moine et le singe-roi, une époque se termine et Olivier Barde-Cabuçon prend un nouveau tournant.

« Tel Ulysse, j’ai encouru la colère des dieux. Ils se vengeront à jamais de moi. – Il leva un doigt en l’air. – Mais comme Ulysse, les dieux je les emmerde ! Une page se tourne, une autre reste à rédiger. Le dernier chapitre peut-être… »

A la fin de ce sixième tome, toutes les cartes sont rebattues, l’avenir est plus qu’incertain mais il offre de belle perspectives. Certaines des décisions de l’auteur m’ont brisées le cœur, mais j’attend avec une très grande impatience le septième tome Le carnaval des vampires à paraître le 7 mars chez Actes sud/Actes noirs.

 

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