[Chronique] Le disparu de l’Hôtel-Dieu – Eric Fouassier

Le disparu de l’Hôtel-Dieu faisait partie de la rentrée littéraire de janvier de JC Lattès, et la couverture comme le résumé m’intriguait assez. Je ne m’attendais pas à un coup de cœur, mais pas non plus à être déçus à ce point. Il est extrêmement rare que je me trouve face à des romans avec des thèmes problématiques car je lis pas mal d’avis avant mon achat, ce qui m’évite de nombreuses déconvenue mais ici, je n’ai pas pu y échapper. Très vite, de nombreux détails dans la manière d’aborder la description de la femme, et malheureusement le reste de l’ouvrage n’a pas réussi à sauver ce roman.

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Résumé de l’éditeur :

Juin 1515, des hommes vêtus de noir pénètrent, la nuit, dans l’Hôtel-Dieu de Paris et n’hésitent pas à semer plusieurs cadavres derrière eux pour s’emparer d’un mystérieux médaillon. Le jeune Etienne, un enfant intrépide d’une douzaine d’années, hérite par hasard du pendentif. Pris pour cible, il doit se jeter dans la Seine pour échapper à ses poursuivants. Ce qu’il ignore, c’est que le fameux médaillon est en fait une clé permettant de décrypter un code secret vénitien. A la veille de la nouvelle campagne d’Italie projetée par François 1er, sa possession revêt une importance stratégique capitale.
Pour retrouver Étienne, son fils unique, Héloïse Sanglar, femme-apothicaire, doit mener sa propre enquête et se mêler aux affrontements souterrains qui opposent les espions des deux camps. Finalement, en désespoir de cause, elle n’aura d’autre choix que de faire appel au chevalier Bayard, son ancien amour, qu’elle n’a pas revu depuis plus de douze ans. Tous deux devront se joindre aux troupes françaises en route pour l’Italie, où la belle Héloïse aura de multiples occasions d’exercer son art auprès des soldats blessés.
Alternant les chapitres consacrés aux mésaventures du jeune Etienne et ceux dédiés à la quête d’Héloïse et Bayard, le livre est construit comme une montée crescendo qui culmine avec les retrouvailles des trois héros sur le fameux champ de bataille de Marignan. Disparition de cadavres, enlèvements, vol de documents, trahisons, assassinats, guet-apens, poursuites, batailles rangées, joutes amoureuses, les rebondissements sont multiples

« La peur et l’amour sont deux compagnons inséparables. Ils ne vont jamais l’un sans l’autre, car s’éprendre d’un autre être, c’est se condamner à le perdre un jour. Aimer réclame foi et oubli de soi-même. »

Le disparu de l’Hôtel-Dieu est le troisième et dernier volet d’une trilogie suivant les aventures d’Héloïse, jeune et très (très) belle femme apothicaire, et du chevalier Bayard, quintessence du preux chevalier de la Renaissance. Je n’ai pas lu les premiers tomes, mais cela ne m’a absolument pas empêcher de me plonger dans l’histoire dés le début.

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[Chronique] Le Moine et le Singe-roi – Olivier Barde-Cabuçon

On ne présente plus Olivier Barde-Cabuçon sur ce blog ! Cela fait un certain nombre d’années que je suis avec attention et plaisirs ses publications. Aujourd’hui, je reviens vous parler du sixième tome de sa saga Les enquêtes du commissaire aux morts étranges. Avec Le Moine et le Singe-Roi, Olivier Barde-Cabuçon s’affirme vraiment avec ses personnages et signe un tome d’une nouvelle ampleur !

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Résumé de l’éditeur :

Dans les jardins si carrés de Versailles, tout va de travers. Au milieu de l’enchevêtrement d’allées et de statues moralisatrices du labyrinthe qui orne le plus beau jardin du monde, un horrible meurtre est commis. Un précurseur de Jack l’Éventreur sévit-il sous les fenêtres de Louis XV, le Singe-roi ? Stupéfaite, la cour semble attendre la prochaine victime comme un poulet son égorgeur. Parmi les suspects, rien de moins que le premier chirurgien du roi, un peintre de la cour et la tenancière d’une maison d’un genre bien particulier où les relations habituelles entre hommes et femmes son inversées. Gangrené, Ver sailles semble devenu le royaume de transgressions des interdits.
Dans cette nouvelle enquête du commissaire aux morts étranges, jamais encore les rapports de force n’avaient été aussi exacerbés et l’autorité autant remise en question. Faut-il se soumettre, se démettre ou se révolter ? Le chevalier de Volnay sait qu’il n’a pas le droit à l’erreur, tandis que, tout excité, le moine semble considérer les jardins de Versailles comme un nouveau terrain de jeu.
La tension est extrême, les deux enquêteurs abordent la plus périlleuse et la plus fascinante de leurs mission alors que, dans les jardins, le danger rôde partout et surgit souvent de là on l’attend le moins

« Le roi, ses ministres et sa cour me remplissent de dégoût, reprit-il d’une voix tendue. La prospérité de quelques-uns repose sur la misère de beaucoup. La croissance économique profite avant tout aux accapareurs de richesses. L’ouvrage ne manque pas mais n’enrichit pas les humbles. On ne pense ici qu’à comploter, manipuler, se gaver et forniquer. Et, quand je vois le triste état de notre pays, mon dégoût se change en fureur. »

Le défi dans une saga , c’est d’être constant dans la qualité. Avec Les enquêtes du commissaire aux morts étranges, il y a eu des hauts et des bas mais cela a toujours été un plaisirs de retrouver le chevalier de Volnay et le moine hérétique, ainsi que cette ambiance si particulière que Olivier Barde-Cabuçon a su construire au fil des pages. Avec ce tome-là, Barde-Cabuçon a mis l’accent sur le développement de ses personnages et s’est vraiment réussi. Ainsi, il poursuit la lente évolution entamée à la fin de Tuez qui vous voulez, nuançant avec brio ses protagonistes. L’auteur aurait pu facilement tombé dans le cliché ou s’enliser dans une routine. Mais non ! Barde-Cabuçon continue de nous surprendre !

Dans Humeur noire à Venise, l’auteur avez introduit deux personnages féminins, Flavia et Violetta, qui m’avaient particulièrement enchanté et qui avaient fait souffler un vent de fraîcheur sur la saga. Ici, il reprend d’anciens personnages qui m’avaient parfois parus un peu terne ou décrite de manière maladroite, pour en faire . A travers les personnages d’Hélène, de l’Écureuil et de Delphine, il introduit une certaine forme de féminisme. Certes, il peut etre un peu maladroit parfois, mais la volonté est bien là. Si j’ai su apprécié Hélène (sûrement le plus complexe des personnages de la saga) et l’Écureuil (touchante dans sa sensibilité et a qui Barde-Cabuçon fait la part belle), le personnage de Delphine de Marcillac m’a particulièrement impressionné. Delphine est une femme à qui la vie n’a rien épargnée mais qui a su retourner la situation à son avantage. A nos yeux de lecteurs, elle reste très mystérieuse et elle mériterait vraiment d’avoir son propre roman !

« – A son arrivée à Versailles, elle a vite compris la place qu’elle occupait dans l’humanité : même pas un strapontin ! […] Et voilà que du jour au lendemain, elle se retrouve avec à ses pieds des hommes de pouvoir et d’argent qui n’auraient la veille pas tourné la tête à son passage […].

– Et l’ordre social s’inverse… Le maître devient esclave et l’esclave prend sa place. »

 

Comme vous l’aurez sûrement compris, l’auteur a su développer et nuancer ses personnages (notamment féminin), ce qui n’était pas forcément le cas dans les premiers tomes. L’intrigue n’est pas en reste en terme de qualité, elle aussi. Contrairement à ce que j’avais pu reprocher aux livres précédents, l’intrigue et l’enquête policière est beaucoup plus travaillée, plus fine qu’elle ne la jamais été auparavant. Tout le monde est soupçonné, chaque indice est disposé avec soins… C’est un véritable plaisir de retrouvé un vrai enquête policière avec un dénouement aussi… Surprenant !

Pourtant, malgré ses très nombreuses qualités, l’intrigue policière s’efface progressivement (tout en restant suffisamment présente) pour laisser place à des problématiques plus historiques. Ces enjeux sont intimement liés à l’évolution et au vécus de nos personnages qui voient peu à peu leur monde s’effriter. Petit à petit, à travers le vécu de tous nos personnages, apparaît en filigrane les fêlures d’un monde déjà obsolète, pourrie jusqu’à la moelle et prêt de s’effondrer. Avec Le moine et le singe-roi, une époque se termine et Olivier Barde-Cabuçon prend un nouveau tournant.

« Tel Ulysse, j’ai encouru la colère des dieux. Ils se vengeront à jamais de moi. – Il leva un doigt en l’air. – Mais comme Ulysse, les dieux je les emmerde ! Une page se tourne, une autre reste à rédiger. Le dernier chapitre peut-être… »

A la fin de ce sixième tome, toutes les cartes sont rebattues, l’avenir est plus qu’incertain mais il offre de belle perspectives. Certaines des décisions de l’auteur m’ont brisées le cœur, mais j’attend avec une très grande impatience le septième tome Le carnaval des vampires à paraître le 7 mars chez Actes sud/Actes noirs.

 

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[Bilan] Janvier 2018

Bonjour à tous !

Je reprend en douceur le chemin de la lecture après une grosse panne en décembre. Ce mois-ci j’ai essayé de privilégier les lectures légères et les relectures. J’ai tout de même réussis à remplir le premier mois du #ReadingClassicChallenge2018 bien que ce fut quelque peu laborieux. Au final, j’aurai lu 5 livres, dont 3 romans, 1 livre de non-fiction et 1 bande-dessinée pour un total de 1344 pages. Je vous laisse découvrir à présent mes lectures du mois de janvier ! 😉

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[Infographie] Bilan 2017

Nous ne sommes que le 16 janvier, il encore temps de vous présenter mon bilan de l’année 2017 ! J’ai essayé de faire quelque chose d’un peu original, je ne sais pas si ça va vous plaire ou si c’est vraiment pertinent… C’est loin d’être parfait alors j’attend vos retours !!!

P. S. : L’idée de l’infographie vient de chez Lupiot, qui avait fait une superbe infographie pour son bilan de l’année 2015 .

 

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[Challenge] #ReadingClassicChallenge

Je n’ai jamais été friande des challenges littéraires. La plupart du temps, je n’en voyais pas l’intérêt et ils ne me permettaient pas de sortir de ma zone de confort (comme cela devrait être le but de chaque challenge). Mais en cette fin d’année, je crois avoir trouvé un challenge qui m’ira parfaitement : le #ReadingClassicChallenge.

Le #ReadingClassicChallenge est un challenge créée et proposer par Lilly du blog Lilly and books.

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En quoi ça consiste ?

Chaque mois, deux auteurs (un homme et une femme) dit « classique », c’est-à-dire des auteurs dont les œuvres ont marqué le paysage littéraire français et mondial, sont proposé. Le but est donc de lire un livre d’un de ces deux auteurs (ou des deux) pour valider un mois du challenge.

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[Bilan du mois] NOVEMBRE 2017

 

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Le mois de novembre est sûrement le pire mois de lecture de l’année. Entre les exposés, les dossiers à rendre et les partiels qui approchent à grands pas, j’ai eu très peu de temps pour lire. A cela, il faut ajouter un livre qui a traîner durant tout le mois et vous obtiendrez un total de 4 livres finis dont 2 romans, 1 recueil de poésie et 1 recueil de nouvelles et 1699 pages lues !

 

Les romans meurtriers de Kim Tak-Hwan

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En ce qui concerne l’intrigue, rien de très original (bien que très prenante), et les personnages sont parfois très agaçant. Pourtant le cadre est très original, très bien documenté. A lire si ont est passionné par la Corée ou pour sortir en douceur de sa zone de confort !

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[Tag PKJ] Les livres préférés

Vous avez du déjà voir passer le tag PKJ sur les livres préférés sur de nombreux blogs il y a un mois ou deux. J’ai voulu attendre quelques temps, que l’engouement soit un peu retombé, pour faire ce tag qui me parle beaucoup.

 

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1) Quel est votre livre one-shot préféré (livre en un seul volume qui n’a pas de suite) ?

couv56683691Les misérables, Victor Hugo

J’ai réellement découvert Victor Hugo l’année dernière et ce fut une véritable révélation ! J’aurai pu vous mettre la plus grande partie de ses romans pour répondre à cette question, mais puisqu’il faut choisir, je préfère vous présenter le premier roman que j’ai lu de lui, Les Misérables. Quelques petites choses m’énervent dans ce roman mais le style, l’ambiance et certains personnages comme Jean Valjean, Javert, Eponine ou encore les Amis de l’ABC m’ont tellement marqués et imprégnés qu’il est impossible pour moi de ne pas le considérer comme mon livre préféré !

 

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