Bilan du mois : SEPTEMBRE 2017

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Nous revoici donc, après deux mois d’absence, pour le bilan du mois (celui de septembre donc) !! Septembre n’a pas été un mois très rempli en terme de lecture puisque je n’ai lu que 3 romans, bande-dessinée, 1 roman graphique et 1 nouvelle, pour un total de 2537 pages.

L’Ombre du vent de Carlos Ruiz Zafon

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L’Ombre du vent fut le coup de cœur de ce mois de septembre ! Je vous en ai très longuement parlé ici.

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[Chronique] L’Ombre du vent – Carlos RUIZ ZAFON

L’Ombre du vent est un livre qui à pour moi une histoire particulière. Ce livre me fut offert par l’une de mes professeur d’espagnol qui espérait ainsi me faire aimer cette langue que j’avais tant de mal à apprendre, ou tout du moins me faire aimer cette culture. J’avais alors 15 ans, et je n’étais sûrement pas prête pour cette lecture. C’est pour cela qu’il est resté tant de temps dans ma PAL. Mais le moment de le lire est enfin arrivé, et je ne peux retenir qu’une chose : bouleversant.

couv12393587Résumé du l’éditeur :

1945. Barcelone se réveille après neuf années de guerre. Dans une ruelle étroite, deux silhouettes émergent au petit jour. Un père, libraire, et son fils de 10 ans s’en vont sacrifier à un rituel centenaire. Bientôt, le Cimetière des Livres oubliés leur ouvrira ses portes. Parmi les fantômes et les rayonnages, le jeune Daniel choisira un volume, un seul. Ce sera L’Ombre du vent. Dès lors, la recherche de son auteur, Julián Carax, obsédera Daniel jusqu’à façonner le cours de son existence.

 

« Chaque livre a une âme. L’âme de celui qui l’a écrit, et l’âme de ceux qui l’ont lu, ont vécu et rêvé avec lui. »

 

L’Ombre du vent, c’est avant tout une véritable déclaration d’amour aux livres et à la littérature. A tous les livres et à toutes les littératures. A ces mots qui nous font voyager et vont même jusqu’à nous façonner. Vous connaissez sûrement ce sentiment de bonheur, de plénitude et de tristesse mêlés que nous ressentons lorsqu’un livre nous bouleverse pour la première fois. C’est cela qu’essaye de retranscrire Carlos Ruiz Zafon : cet amour profond pour les livres et leurs pouvoirs parfois trop méconnus. L’Ombre du vent, c’est aussi un hommage à tous ces livres peu connus ou tombés dans l’oublie et pourtant qui se révèle être de véritables trésors.

 

Deux lieux, deux personnages, une ambiance

 

Tout le roman est marqué par deux lieux : Barcelone et le Cimetière des livres oubliés. L’un est une ville marquée par la violence, le passé et l’oublie, l’autre un sanctuaire, un mémorial voué au culte du livre. Ces deux lieux sont emblématique du roman, au point de devenir des personnages à part entière, aux multiples visages. Tous les deux sont  des labyrinthe dans lesquels se perdent les personnages, réceptacles de tous les vices humains, mais aussi de toutes leurs joies, de toutes leurs espérances et de leur amour. Barcelone et le Cimetière des Livres oubliés sont au centre d’une atmosphère brumeuse, mystérieuse, presque étouffante et pourtant si mystérieuse. Celle-ci remplis chaque recoins du roman, de la librairie des Sempere à la villa Aldaya en passant par les rues de Barcelone. Impossible de lui échapper, mais en a-t-on vraiment envie ?

 

« Le destin attend toujours au coin de la rue. Comme un voyou, une pute ou un vendeur de loterie : ses trois incarnations favorites. Mais il ne vient pas vous démarcher à domicile. Il faut aller à sa rencontre. »

 

L’une des choses qui m’a le plus fasciné dans L’Ombre du vent, c’est ce schéma cyclique que l’on retrouve dans bien des aspects du roman. Il n’est pas aussi présent, ni aussi subtil que dans Cent ans de solitude de Gabriel García Márquez, mais il est indubitablement présent. J’aime ce schéma en forme de cercle, ce schéma de répétition, parce qu’il donne un sens aux événements : c’est le destin.

Le mot est lancé : destin. C’est là que commence le récit : le livre qui attendait son lecteur comme une sorte de prophétie, l’histoire qui se répète, ces prénoms qui reviennent sans arrêt. Ce destin est présent à chaque instant, et malgré tout, il n’est pas une fatalité.

 

« […] nous restons vivants tant que quelqu’un se souvient de nous. »

 

L’Ombre du vent s’inscrit donc dans la lignée de ces livres qui vous retourne le cœur, qui marque votre vie de lecteur et qui ne vous quitte pas. Lorsque je l’ai terminé cette nuit là, je savais que je venais de lire un véritable chef d’oeuvre.

 

« Rien ne marque autant un lecteur que le premier livre qui s’ouvre vraiment un chemin jusqu’à notre cœur. Ces premières images, l’écho de ces premiers mots que nous croyons avoir laissés derrière nous, nous accompagnent toute notre vie et sculptent dans notre mémoire un palais ou tôt ou tard – et peu importe le nombre de livres que nous lisons, combien d’univers nous découvrons-, nous reviendrons un jour. »

Auteur : CARLOS RUIZ ZAFON
Edition : EDS. POCKET
Année d’édition : 2013
Nombre de pages : 666
Prix : 8,20 €

 

« Mais vous êtes à Venise, cité libre, enchantée et désenchantée, ville des mille délices et des grâces désœuvrées ! »

*Citation issue d’Humeur noire à Venise

Après trois tomes se déroulant à Paris, Olivier Barde-Cabuçon décide pour la quatrième et la cinquième aventure de son commissaire aux morts étranges de nous emmené à Venise (Humeur noire à Venise, 2015) en faisant un arrêt dans une vallée perdue de Savoie (Entretient avec le diable, 2016). Si la série apparaît très inégale avec ces deux livres, l’auteur prend un tournant certain dans son écriture et l’évolution de ses personnages.

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Le résumé de l’éditeur :

Pour voir les résumés éditeurs, c’est ici et ici.

Mon avis :

Comme je l’ai dit plus haut, avec ces deux tomes, la série devient assez inégale en terme de qualité. En effet, si les trois premiers tomes (Casanova et la femme sans visage, Messe noire, Tuez qui vous voulez) étaient plutôt bon, Humeur noire à Venise est bien moins bon que ses prédécesseurs, tant en terme d’intrigue que dans le développement de ses personnages.

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Bilan du mois : JUIN 2017

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Au programme ce mois-ci : une sortie très attendue, la découverte d’une autrice bouleversante et une grosse déception. Au total, 7 livres lus pour un total de 2998 pages.

La Passe-Miroir 3/ : La mémoire de Babel de Christelle Dabos

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Sûrement la sortie la plus attendu du mois !!! Si l’intrigue générale n’avance pas tellement, cela reste tous aussi génial que les deux premiers tomes et rend l’attente du prochain (et dernier ! ) livre encore plus dur à supporter !

Love letters to the dead de Ana Dellaira

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Love letters to the dead a été une bonne surprise ! Ana Dellaira ne révolutionne pas le genre mais il y a quelques originalité qui ont rendu cette lecture très sympathique ! (Ma chronique ici)

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« Il y a certaines choses que je ne peux dire à personne, sauf à ceux qui ne sont plus là. »

Love letters to the dead est un livre « adolescent », reprenant les grands thèmes de ce genre de livre : le passage vers l’âge adulte, la mort et évidemment, l’amour. S’il n’est pas hyper original, Love letter to the dead a tout de même su me surprendre, me divertir et m’émouvoir.

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Résumé de l’éditeur :

Au commencement, c’était un simple devoir. Ecrire une lettre à un mort. Laurel a choisi Kurt Cobain, parce que sa grande soeur May l’adorait. Et qu’il est mort jeune, comme May. Très vite, le carnet de Laurel se remplit de lettres où elle dresse son propre portrait de lycéenne, celui de ses nouveaux amis, de son premier amour… Mais pour faire son deuil, Laurel devra se confronter au secret qui la tourmente, et faire face à ce qui s’est réellement passé, la nuit où May est décédée.

 

Mon avis

Je n’avais pas de très grandes attentes pour ce livre bien qu’il était depuis un certains nombre de temps dans ma wishlist. A vrai dire, ce n’est pas une genre que j’ai l’habitude de lire, et j’avais un peu peur qu’il ne soit que la pâle copie d’autres livres du même genre (comme le laissait entendre certaine critiques que j’avais pu lire). Étonnamment, même si cela n’a pas été un coup de cœur, j’ai passé un agréable moment.

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« Moi, je regrette que tous ces gens ne sachent pas lire pour savoir combien je les méprise »

Déjà connu pour avoir écrit du polar noir, Michaël Mention se lance ici dans le policier historique… Sans y parvenir vraiment. En 1835, alors que le poète et assassin Lacenaire attend avec impatience la guillotine, des enfants sont horriblement assassinés, imitant les crimes de Lacenaire. A cours de piste, la police décide de faire appel à l’assassin. Si l’idée de départ est très bonne, l’auteur ne fait que l’effleurer et en gâche tout le potentiel.

couv19165603Résumé de l’éditeur :

Durant l’hiver 1835, sous le règne de Louis-Philippe, alors que Paris est rongé par la misère et les attentats, la police enquête sur un tueur d’enfants. Tous les indices orientent Allard, chef de la Sûreté, vers le célèbre poète et assassin Pierre-François Lacenaire. Incarcéré à la Conciergerie, celui-ci passe ses journées à recevoir des visiteurs et à rédiger ses Mémoires en attendant de passer sous la guillotine. Un autre crime se produit, révélant davantage de similitudes avec ceux commis jadis par Lacenaire. Allard décide alors de le solliciter dans l’espoir de résoudre au plus vite cette enquête tortueuse. Entre le policier et l’assassin s’instaure une relation ambiguë, faite de respect et de manipulation, qui les entraînera tous deux dans les coulisses d’un Paris mystérieux et violent.

Mon avis :

Si l’idée de départ me plaisait énormément, j’ai été extrêmement déçus de ce qu’en à fait l’auteur. En effet, tout reste en surface. On sait finalement très peu de chose sur les personnages, qui pourraient pourtant être extrêmement intéressants ! On a quelques infos par ci par là… Et c’est finis ! Cela m’a vraiment empêché de m’attacher à eux malgré tout leur potentiel.

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Bilan du mois : MAI 2017

Avec les partiels, le mois de mai ne fut pas particulièrement productif au niveau de mes lectures. Il y a toutefois de très (très) belles découvertes !

Les seigneurs de Bohen de Estelle Faye

S’il ne me fallait retenir qu’un seul livre en mai, c’est celui-ci ! Je vous en ai déjà parlé de long en large ici, je vous laisse donc cliquer sur le lien !

Le prix de l’hérésie de S. J. Parris

Roman historico-policier se déroulant au XVIème siècle, ce fut une agréable surprise. Je n’en attendais pas grand chose, et finalement j’ai vraiment été prise par l’intrigue et surprise par les personnages que je n’attendais pas si nuancés !

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