[Chronique] La fée, la pie et le printemps – Elisabeth EBORY

La fée, la pie et le printemps d’Elisabeth Ebory était l’une des sorties phares de la rentrée littéraire chez les Editions ActuSF. Il est sortis en août, mais je n’ai pu le lire que début octobre. Heureusement, cela valait vraiment la peine d’attendre car Elisabeth Ebory nous propose un conte à la frontière entre merveilleux et réalité, et qui se monte toute à la fois léger et cruel.

62043-w175Résumé de l’éditeur :

En Angleterre, les légendes ont été mises sous clé depuis longtemps. La fée Rêvage complote pour détruire cette prison et retrouver son pouvoir sur l’humanité. Elle a même glissé un changeling dans le berceau de la reine…

Mais Philomène, voleuse aux doigts de fée, croise sa route. Philomène fait main basse sur une terrible monture, des encres magiques, un chaudron d’or et même cette drôle de clé qui change de forme sans arrêt. Tant pis si les malédictions se collent à elle comme son ombre… Philomène est davantage préoccupée par ses nouveaux compagnons parmi lesquels un assassin repenti et le pire cuisinier du pays. Tous marchent vers Londres avec, en poche, le secret le plus précieux du royaume.

« Je n’ai pas d’encre… Mais cela n’est pas nécessaire. Les âmes sont comme des demeures, elles ont des clés. Il suffit d’avoir la clé pour y pénétrer. »

Se plonger dans La fée, la pie et le printemps, c’est un peu comme se replonger dans ces contes de fée qu’on nous lisait enfant. Tout y est merveilleux, la magie est présente à chaque coin de rue, la réalité n’est jamais celle qu’elle devrait être. Ici, Elisabeth Ebory oscille entre l’Angleterre pré-victorienne et le monde des fées. Les limites entre le réel et la réalité sont extrêmement minces. On retrouve les caractéristiques des plus populaires contes de fée : un prince charmant, une princesse cachée, une fée-marraine, … Tout le long du roman, il y a cette légèreté et cet humour dépaysant. C’est délicieux, rafraîchissant, mais ce n’est que la partie émergée de l’iceberg. En effet, sous le vernis brillant du merveilleux, se cache une part bien plus sombre

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#RLN2017 – Les Indés de l’imaginaire

Les anglo-saxons ont longtemps eu la suprématie sur la littérature de l’imaginaire. Tous le monde connait aujourd’hui Harry Potter de J.K. Rowling ou encore Le Seigneur des Anneaux de J.R.R. Tolkien. Pourtant, la francophonie peu à présent s’enorgueillir de posséder des auteurs et des autrices extrêmement prometteurs, et des petites et moyennes maisons d’éditions très dynamiques.

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En cette rentrée littéraire, alors que les grandes maisons d’éditions s’imposent dans les sélections des prix littéraires, j’avais envie de vous parler d’un collectif d’éditeurs spécialisés dans la littérature de l’imaginaire : les Indés de l’Imaginaire.

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