[Tag PKJ] Les livres préférés

Vous avez du déjà voir passer le tag PKJ sur les livres préférés sur de nombreux blogs il y a un mois ou deux. J’ai voulu attendre quelques temps, que l’engouement soit un peu retombé, pour faire ce tag qui me parle beaucoup.

 

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1) Quel est votre livre one-shot préféré (livre en un seul volume qui n’a pas de suite) ?

couv56683691Les misérables, Victor Hugo

J’ai réellement découvert Victor Hugo l’année dernière et ce fut une véritable révélation ! J’aurai pu vous mettre la plus grande partie de ses romans pour répondre à cette question, mais puisqu’il faut choisir, je préfère vous présenter le premier roman que j’ai lu de lui, Les Misérables. Quelques petites choses m’énervent dans ce roman mais le style, l’ambiance et certains personnages comme Jean Valjean, Javert, Eponine ou encore les Amis de l’ABC m’ont tellement marqués et imprégnés qu’il est impossible pour moi de ne pas le considérer comme mon livre préféré !

 

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Bilan du mois : SEPTEMBRE 2017

Sans titre

Nous revoici donc, après deux mois d’absence, pour le bilan du mois (celui de septembre donc) !! Septembre n’a pas été un mois très rempli en terme de lecture puisque je n’ai lu que 3 romans, bande-dessinée, 1 roman graphique et 1 nouvelle, pour un total de 2537 pages.

L’Ombre du vent de Carlos Ruiz Zafon

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L’Ombre du vent fut le coup de cœur de ce mois de septembre ! Je vous en ai très longuement parlé ici.

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[Chronique] L’Ombre du vent – Carlos RUIZ ZAFON

L’Ombre du vent est un livre qui à pour moi une histoire particulière. Ce livre me fut offert par l’une de mes professeur d’espagnol qui espérait ainsi me faire aimer cette langue que j’avais tant de mal à apprendre, ou tout du moins me faire aimer cette culture. J’avais alors 15 ans, et je n’étais sûrement pas prête pour cette lecture. C’est pour cela qu’il est resté tant de temps dans ma PAL. Mais le moment de le lire est enfin arrivé, et je ne peux retenir qu’une chose : bouleversant.

couv12393587Résumé du l’éditeur :

1945. Barcelone se réveille après neuf années de guerre. Dans une ruelle étroite, deux silhouettes émergent au petit jour. Un père, libraire, et son fils de 10 ans s’en vont sacrifier à un rituel centenaire. Bientôt, le Cimetière des Livres oubliés leur ouvrira ses portes. Parmi les fantômes et les rayonnages, le jeune Daniel choisira un volume, un seul. Ce sera L’Ombre du vent. Dès lors, la recherche de son auteur, Julián Carax, obsédera Daniel jusqu’à façonner le cours de son existence.

 

« Chaque livre a une âme. L’âme de celui qui l’a écrit, et l’âme de ceux qui l’ont lu, ont vécu et rêvé avec lui. »

 

L’Ombre du vent, c’est avant tout une véritable déclaration d’amour aux livres et à la littérature. A tous les livres et à toutes les littératures. A ces mots qui nous font voyager et vont même jusqu’à nous façonner. Vous connaissez sûrement ce sentiment de bonheur, de plénitude et de tristesse mêlés que nous ressentons lorsqu’un livre nous bouleverse pour la première fois. C’est cela qu’essaye de retranscrire Carlos Ruiz Zafon : cet amour profond pour les livres et leurs pouvoirs parfois trop méconnus. L’Ombre du vent, c’est aussi un hommage à tous ces livres peu connus ou tombés dans l’oublie et pourtant qui se révèle être de véritables trésors.

 

Deux lieux, deux personnages, une ambiance

 

Tout le roman est marqué par deux lieux : Barcelone et le Cimetière des livres oubliés. L’un est une ville marquée par la violence, le passé et l’oublie, l’autre un sanctuaire, un mémorial voué au culte du livre. Ces deux lieux sont emblématique du roman, au point de devenir des personnages à part entière, aux multiples visages. Tous les deux sont  des labyrinthe dans lesquels se perdent les personnages, réceptacles de tous les vices humains, mais aussi de toutes leurs joies, de toutes leurs espérances et de leur amour. Barcelone et le Cimetière des Livres oubliés sont au centre d’une atmosphère brumeuse, mystérieuse, presque étouffante et pourtant si mystérieuse. Celle-ci remplis chaque recoins du roman, de la librairie des Sempere à la villa Aldaya en passant par les rues de Barcelone. Impossible de lui échapper, mais en a-t-on vraiment envie ?

 

« Le destin attend toujours au coin de la rue. Comme un voyou, une pute ou un vendeur de loterie : ses trois incarnations favorites. Mais il ne vient pas vous démarcher à domicile. Il faut aller à sa rencontre. »

 

L’une des choses qui m’a le plus fasciné dans L’Ombre du vent, c’est ce schéma cyclique que l’on retrouve dans bien des aspects du roman. Il n’est pas aussi présent, ni aussi subtil que dans Cent ans de solitude de Gabriel García Márquez, mais il est indubitablement présent. J’aime ce schéma en forme de cercle, ce schéma de répétition, parce qu’il donne un sens aux événements : c’est le destin.

Le mot est lancé : destin. C’est là que commence le récit : le livre qui attendait son lecteur comme une sorte de prophétie, l’histoire qui se répète, ces prénoms qui reviennent sans arrêt. Ce destin est présent à chaque instant, et malgré tout, il n’est pas une fatalité.

 

« […] nous restons vivants tant que quelqu’un se souvient de nous. »

 

L’Ombre du vent s’inscrit donc dans la lignée de ces livres qui vous retourne le cœur, qui marque votre vie de lecteur et qui ne vous quitte pas. Lorsque je l’ai terminé cette nuit là, je savais que je venais de lire un véritable chef d’oeuvre.

 

« Rien ne marque autant un lecteur que le premier livre qui s’ouvre vraiment un chemin jusqu’à notre cœur. Ces premières images, l’écho de ces premiers mots que nous croyons avoir laissés derrière nous, nous accompagnent toute notre vie et sculptent dans notre mémoire un palais ou tôt ou tard – et peu importe le nombre de livres que nous lisons, combien d’univers nous découvrons-, nous reviendrons un jour. »

Auteur : CARLOS RUIZ ZAFON
Edition : EDS. POCKET
Année d’édition : 2013
Nombre de pages : 666
Prix : 8,20 €