[Chronique] Le carnaval des vampires – Olivier Barde-Cabuçon

Cette année encore les éditions Actes Sud ont eu la gentillesse de m’envoyer le septième tome des aventures du commissaire aux morts étranges et de son acolytes le moine hérétique. Après avoir dû fuir Paris, nous retrouvons nos deux compères à Venise. Aider de la jeune Violetta, ils devront faire face à des événements (apparemment) surnaturels, à de vieilles rancœurs mais aussi à des fantômes venus tout droit du passé.

 

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[Bilan] Avril 2018

Mais ne serait-ce pas le mois de mai qui pointe le bout de son nez par hasard ? Avec les beaux jours et la fin des examens, c’est aussi l’heure du bilan du mois d’avril. Il y a eu peu d’activité sur le blog, et j’ai vraiment très peu lu mais il y a eu de très chouettes choses autour des livres et de la lecture ! On y va ?

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On commence tout de suite avec mes lectures. Avec la fin du semestre et les partiels, je n’ai quasiment pas eu le temps de lire mais toutes mes lectures furent des coups de cœurs !

Les enquêtes du commissaire aux morts étranges 7/ : Le carnaval des vampires, de Olivier Barde-Cabuçon

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Le 1er mars est sortie le septième volet des enquêtes de notre commissaire aux morts étranges et notre moine hérétiques préférés, et les éditions Actes Sud ont encore eu la gentillesse de m’envoyer un exemplaire. Cette fois-ci, j’ai vraiment pris le temps de déguster et d’attendre un peu pour commencer ma lecture, et franchement, ça en valait vraiment le coup !! On retrouve tout ce qui fait un bon Barde-Cabuçon : une atmosphère sombre et gothique, des personnages à la fois attachants et complexes, une intrigue qui tient en haleine… J’ai vraiment hâte de vous en parler dans une prochaine chronique !

Gagner la guerre, de Jean-Philippe Jaworski

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Pendant mes révisions, je n’avais pas la tête à lire (ni le temps d’ailleurs) mais j’avais vraiment besoin de me vider la tête de temps en temps. Je me suis laissé tenter par l’audiobook de Gagner la guerre. J’avais déjà lu ce livre l’été dernier, je savais donc que c’était une valeur sur. Cette relecture à confirmer mon coup de cœur, et je peux vous dire que cette longue (36 heures tout de même !) version audio rend ce roman encore meilleur ! Jean-Christophe Lebert est un excellent acteur et sa voix correspond parfaitement à Benvenuto Gesufal. J’aimerai vraiment vous parler de ce livre mais je voudrait le faire de manière un peu plus original qu’une chronique… J’espère pouvoir le faire bientôt !!

 

Evénements livresques

 

Si je n’ai pas beaucoup lu, j’ai tout de même fait pas mal de chose autour du livre en avril ! Premièrement, tout le long de l’année scolaire 2017/2018, j’ai fait partie du jury du Prix Caméléon, un prix littéraire organisé par l’université Lyon 3 Jean Moulin et qui récompense un roman étrangé traduit et son traducteur (ce qui est tout de même assez rare). Cette année, c’était la Corée qui était à l’honneur. Les grands gagnants ont été Tak-Wan Kim (l’auteur) et Yeong-hee Lim (sa traductrice) pour Les romans meurtriers aux éditions Picquiers (je vous en parlais dans le bilan du mois de novembre 2017). Nous avons eu la chance début avril de les rencontrer lors de la remise du prix. C’était vraiment intéressant de rencontrer à la fois l’auteur et la traductrice, et d’avoir leur points de vue.

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Tak-wan Kim (gauche) & Yeong-hee Lim (droite)

Du 6 au 8 avril, c’était les Quais du Polar à Lyon, l’un des plus grands festivals consacré à la littérature noire de France. A cette occasion, tous plein de conférences étaient organisées. En temps normal, je ne prend pas le temps de m’y rendre, mais cette année, il y avait une nocturne au Musée des Beaux-Arts autour du lien entre art et criminologie, avec notamment une intervention de Christos Markogiannakis. J’ai vraiment trouvé cela intéressant d’aborder l’art sous cet angle. La peinture notamment est remplie de meutres, et d’actes violents, il y aurait de quoi écrire des pages et des pages !

Enfin, le lendemain, petite journée au festival entre amies pour farfouiller sur les stands des libraires (indépendants !) présents à la recherche de la petite pépite. C’est aussi l’occasion de rencontrer les auteurices pour la première fois pour certains (Luca di Fulvio est vraiment adorable, et aussi farfelue que le laisse penser ses livres) et de revoir les habitués (Olivier Barde-Cabuçon est toujours fidèle au poste, et toujours aussi intéressant à écouter) (et je suis un peu beaucoup heureuse qu’il se souvienne de moi d’une année sur l’autre ><).

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Les Quais du Polar, Bourse du Travail, Lyon

 

Et vous, qu’avez vous lu en avril ?

 

 

 

 

[Bilan] Mars 2018

Nous sommes (déjà) en avril, il est donc temps de faire un petit point sur le mois qui vient de s’écouler ! Ce ne fut pas un mois brillant en nombre de lecture mais il le fut en terme de qualité, puisque qu’il n’y a eu que des coups de cœurs ! Au programme donc : de la fantasy historique, du jeunesse et de l’historique/policier !

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[Chronique] Le Moine et le Singe-roi – Olivier Barde-Cabuçon

On ne présente plus Olivier Barde-Cabuçon sur ce blog ! Cela fait un certain nombre d’années que je suis avec attention et plaisirs ses publications. Aujourd’hui, je reviens vous parler du sixième tome de sa saga Les enquêtes du commissaire aux morts étranges. Avec Le Moine et le Singe-Roi, Olivier Barde-Cabuçon s’affirme vraiment avec ses personnages et signe un tome d’une nouvelle ampleur !

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Résumé de l’éditeur :

Dans les jardins si carrés de Versailles, tout va de travers. Au milieu de l’enchevêtrement d’allées et de statues moralisatrices du labyrinthe qui orne le plus beau jardin du monde, un horrible meurtre est commis. Un précurseur de Jack l’Éventreur sévit-il sous les fenêtres de Louis XV, le Singe-roi ? Stupéfaite, la cour semble attendre la prochaine victime comme un poulet son égorgeur. Parmi les suspects, rien de moins que le premier chirurgien du roi, un peintre de la cour et la tenancière d’une maison d’un genre bien particulier où les relations habituelles entre hommes et femmes son inversées. Gangrené, Ver sailles semble devenu le royaume de transgressions des interdits.
Dans cette nouvelle enquête du commissaire aux morts étranges, jamais encore les rapports de force n’avaient été aussi exacerbés et l’autorité autant remise en question. Faut-il se soumettre, se démettre ou se révolter ? Le chevalier de Volnay sait qu’il n’a pas le droit à l’erreur, tandis que, tout excité, le moine semble considérer les jardins de Versailles comme un nouveau terrain de jeu.
La tension est extrême, les deux enquêteurs abordent la plus périlleuse et la plus fascinante de leurs mission alors que, dans les jardins, le danger rôde partout et surgit souvent de là on l’attend le moins

« Le roi, ses ministres et sa cour me remplissent de dégoût, reprit-il d’une voix tendue. La prospérité de quelques-uns repose sur la misère de beaucoup. La croissance économique profite avant tout aux accapareurs de richesses. L’ouvrage ne manque pas mais n’enrichit pas les humbles. On ne pense ici qu’à comploter, manipuler, se gaver et forniquer. Et, quand je vois le triste état de notre pays, mon dégoût se change en fureur. »

Le défi dans une saga , c’est d’être constant dans la qualité. Avec Les enquêtes du commissaire aux morts étranges, il y a eu des hauts et des bas mais cela a toujours été un plaisirs de retrouver le chevalier de Volnay et le moine hérétique, ainsi que cette ambiance si particulière que Olivier Barde-Cabuçon a su construire au fil des pages. Avec ce tome-là, Barde-Cabuçon a mis l’accent sur le développement de ses personnages et s’est vraiment réussi. Ainsi, il poursuit la lente évolution entamée à la fin de Tuez qui vous voulez, nuançant avec brio ses protagonistes. L’auteur aurait pu facilement tombé dans le cliché ou s’enliser dans une routine. Mais non ! Barde-Cabuçon continue de nous surprendre !

Dans Humeur noire à Venise, l’auteur avez introduit deux personnages féminins, Flavia et Violetta, qui m’avaient particulièrement enchanté et qui avaient fait souffler un vent de fraîcheur sur la saga. Ici, il reprend d’anciens personnages qui m’avaient parfois parus un peu terne ou décrite de manière maladroite, pour en faire . A travers les personnages d’Hélène, de l’Écureuil et de Delphine, il introduit une certaine forme de féminisme. Certes, il peut etre un peu maladroit parfois, mais la volonté est bien là. Si j’ai su apprécié Hélène (sûrement le plus complexe des personnages de la saga) et l’Écureuil (touchante dans sa sensibilité et a qui Barde-Cabuçon fait la part belle), le personnage de Delphine de Marcillac m’a particulièrement impressionné. Delphine est une femme à qui la vie n’a rien épargnée mais qui a su retourner la situation à son avantage. A nos yeux de lecteurs, elle reste très mystérieuse et elle mériterait vraiment d’avoir son propre roman !

« – A son arrivée à Versailles, elle a vite compris la place qu’elle occupait dans l’humanité : même pas un strapontin ! […] Et voilà que du jour au lendemain, elle se retrouve avec à ses pieds des hommes de pouvoir et d’argent qui n’auraient la veille pas tourné la tête à son passage […].

– Et l’ordre social s’inverse… Le maître devient esclave et l’esclave prend sa place. »

 

Comme vous l’aurez sûrement compris, l’auteur a su développer et nuancer ses personnages (notamment féminin), ce qui n’était pas forcément le cas dans les premiers tomes. L’intrigue n’est pas en reste en terme de qualité, elle aussi. Contrairement à ce que j’avais pu reprocher aux livres précédents, l’intrigue et l’enquête policière est beaucoup plus travaillée, plus fine qu’elle ne la jamais été auparavant. Tout le monde est soupçonné, chaque indice est disposé avec soins… C’est un véritable plaisir de retrouvé un vrai enquête policière avec un dénouement aussi… Surprenant !

Pourtant, malgré ses très nombreuses qualités, l’intrigue policière s’efface progressivement (tout en restant suffisamment présente) pour laisser place à des problématiques plus historiques. Ces enjeux sont intimement liés à l’évolution et au vécus de nos personnages qui voient peu à peu leur monde s’effriter. Petit à petit, à travers le vécu de tous nos personnages, apparaît en filigrane les fêlures d’un monde déjà obsolète, pourrie jusqu’à la moelle et prêt de s’effondrer. Avec Le moine et le singe-roi, une époque se termine et Olivier Barde-Cabuçon prend un nouveau tournant.

« Tel Ulysse, j’ai encouru la colère des dieux. Ils se vengeront à jamais de moi. – Il leva un doigt en l’air. – Mais comme Ulysse, les dieux je les emmerde ! Une page se tourne, une autre reste à rédiger. Le dernier chapitre peut-être… »

A la fin de ce sixième tome, toutes les cartes sont rebattues, l’avenir est plus qu’incertain mais il offre de belle perspectives. Certaines des décisions de l’auteur m’ont brisées le cœur, mais j’attend avec une très grande impatience le septième tome Le carnaval des vampires à paraître le 7 mars chez Actes sud/Actes noirs.

 

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« Mais vous êtes à Venise, cité libre, enchantée et désenchantée, ville des mille délices et des grâces désœuvrées ! »

*Citation issue d’Humeur noire à Venise

Après trois tomes se déroulant à Paris, Olivier Barde-Cabuçon décide pour la quatrième et la cinquième aventure de son commissaire aux morts étranges de nous emmené à Venise (Humeur noire à Venise, 2015) en faisant un arrêt dans une vallée perdue de Savoie (Entretient avec le diable, 2016). Si la série apparaît très inégale avec ces deux livres, l’auteur prend un tournant certain dans son écriture et l’évolution de ses personnages.

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Le résumé de l’éditeur :

Pour voir les résumés éditeurs, c’est ici et ici.

Mon avis :

Comme je l’ai dit plus haut, avec ces deux tomes, la série devient assez inégale en terme de qualité. En effet, si les trois premiers tomes (Casanova et la femme sans visage, Messe noire, Tuez qui vous voulez) étaient plutôt bon, Humeur noire à Venise est bien moins bon que ses prédécesseurs, tant en terme d’intrigue que dans le développement de ses personnages.

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Bilan du mois : JUIN 2017

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Au programme ce mois-ci : une sortie très attendue, la découverte d’une autrice bouleversante et une grosse déception. Au total, 7 livres lus pour un total de 2998 pages.

La Passe-Miroir 3/ : La mémoire de Babel de Christelle Dabos

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Sûrement la sortie la plus attendu du mois !!! Si l’intrigue générale n’avance pas tellement, cela reste tous aussi génial que les deux premiers tomes et rend l’attente du prochain (et dernier ! ) livre encore plus dur à supporter !

Love letters to the dead de Ana Dellaira

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Love letters to the dead a été une bonne surprise ! Ana Dellaira ne révolutionne pas le genre mais il y a quelques originalité qui ont rendu cette lecture très sympathique ! (Ma chronique ici)

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« La jeunesse est capable de tout car elle ne s’est pas encore usée comme nous à la réalité de la vie ! »

C’est en hiver, en plein cœur du carnaval, que nous donne rendez-vous Olivier Barde-Cabuçon pour le troisième tome Des enquêtes du commissaire aux morts étranges. C’est avec grand plaisir que j’ai retrouvé les héros de Casanova et la femme sans visage et de Messe noire et découvert une nouvelle facette du Paris du XVIIIème siècle.

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Résumé :

Hiver 1759. Alors que s’élèvent les fusées multicolores d’un splendide feu d’artifice donné par le roi à son bon peuple de Paris, un inconnu est assassiné dans une ruelle. C’est le troisième jeune homme retrouvé égorgé et la langue arrachée. Mais cette fois, la victime est russe.
Le commissaire aux morts étranges se charge de l’affaire dans une atmosphère aussi singulière que les meurtres dont il a la charge : les miracles se multiplient au cimetière Saint- Médard, et des femmes se font crucifier dans des appartements discrets pour revivre les souffrances du Christ ; les rues de Paris s’enfièvrent à l’approche de la fête des Fous qu’un mystérieux inconnu invite à ressusciter ; la cour, quant à elle, est parcourue de rumeurs au sujet du mystérieux chevalier d’Éon, secrétaire d’ambassade à Saint-Pétersbourg et, dit-on, émissaire du Secret du roi, une diplomatie parallèle mise en place par Louis XV…
Les tensions s’exacerbent dans les quartiers populaires. Sartine, le lieutenant général de police, craint des débordements car le peuple est seul maître de la rue. Quant au moine, oubliant son âge, il semble se laisser gagner par l’esprit de cette antique fête, où les fous deviennent sages et les sages fous.
La royauté est menacée, les interdits transgressés. L’ordre social est-il en train de s’inverser ? Le commissaire aux morts étranges garde la tête froide et mène l’enquête.

L’avis d’Isabeau :

Je tiens encore une fois à remercier monsieur Barde-Cabuçon pour l’envoi de ses livres !

Me revoilà avec la troisième enquête du commissaire aux morts étranges et de son acolyte le moine hérétique ! Le contexte historiques reste toujours très lié à l’enquête et permet de donner une toute nouvelle atmosphère à ce troisième volet. Le chevalier d’Eon, le Secret du Roi, des convulsionnaires et la fête des fous ressuscitée : un vent de folie semble souffler sur Paris. Je pense que c’est l’une des caractéristiques de cette série qui me plait le plus : que chacun des tomes est sa propre atmosphère grâce aux différentes particularités d’une l’époque très complexe et méconnus.

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